La Famille Auguy aux Chartreux de Saint-Denis d’Orques

Les bâtiments des « Chartreux »

château (1)
Château des Chartreux vers 1960

Après le départ des moines à la Révolution les bâtiments des « Chartreux » ont été aliénés et vendus aux enchères (1791-1792). Après l’estimation des biens faite par Jean Desgranges (futur notaire à St-Denis), demeurant à Bernay en Champagne, le Monastère et divers champs ont été acquis par les Sieurs Maigné et Blossier, le 17 mai 1791 pour 52 000 Francs.

Le 29 septembre 1792, Maigné céda sa part à Claude Jacques Chaplain Renaudin, architecte au Mans. Puis en juillet 1800, les sieurs Chaplain et Blossier firent entre eux le partage des dits immeubles en deux lots.

Au décès de M. Chaplain, sa veuve vendit ses parts à M. Hippolyte Auguy, par acte devant Me Binoist, du 15 février 1825. Suite à de mauvaises affaires, M. Blossier revendit à M. Auguy, par contrat devant Me Binoist le 9 juin 1827.
Enfin, des biens acquis par la famille Choiseul-Praslin ont été revendus à M. Auguy (notaire au Mans) le 24 février 1822.

Origines de la famille Auguy

Les origines de la famille Auguy remonte à Augustin Auguy, maître coutelier à Lyon, marié avec Pierrette Coindre vers 1715. Ils ont un enfant.

Barthélémy né à Lyon en 1718 qui se marie avec Marie Madeleine Olivier en 1743.
Il est maître coutelier au Mans.

La fortune de cette famille n’est pas grande, mais elle leur permet d’acheter une maison au Mans.
Barthélémy meurt le 13 juin 1760 laissant trois enfants.
Barthélémy, né le 13 mai 1744, vicaire de Savigné l’Evêque,
Julienne, née en février 1746, décédée le 28 septembre 1746 au Mans,
François Augustin, né le 4 mai 1747 au Mans.
Sa veuve se remarie avec Jean-Baptiste Debergue.
À la fin de leur vie, ils ont reçu par succession Olivier plusieurs bordages.
Jean-Baptiste Debergue meurt en l’An 11 et laisse ses biens à sa veuve.
C’est une vraie chance pour les enfants Auguy.

François Augustin, le troisième enfant de la famille est maître coutelier au Mans, marié avec Marie Anne Fosset le 20 août 1771. Il décède le 12 mai 1791.
De cette union naissent six enfants :
Augustin François, né le 14 mai 1772, décédé célibataire au Mans le 21 janvier 1807,
Marie-Madeleine, née le 25 avril 1773,
Victoire Barthélémy Renée, née le 7 janvier 1775, décédée le 7 janvier 1776,
Victoire, née le 25 février 1776, décédée le 7 octobre 1777,
Julien Casimir né le 1er septembre 1778,
Hippolyte né le 18 décembre 1780, notaire au Mans, décédé le 22 novembre 1860, marié avec Marie Pauline Lemore.
L’enfance de François Augustin se déroule au Mans.
Il apprend le métier de coutelier avec son beau-père.
Le 20 août 1771, il épouse Marie Anne Fosset et s’installe rue des Trois Sonnettes au Mans.
Il meurt aux premières heures de la Révolution en 1791, laissant une veuve et quatre enfants sans fortune, n’ayant pu acheter que trois champs pour agrandir une des fermes de son épouse.

De l’union d’Hippolyte et Marie Pauline, naissent deux enfants :
Paul Casimir, né le 29 août 1829 au Mans, avocat au Mans, maire de St-Denis d’Orques, conseiller général du canton de Loué a épousé le 18 juin 1860 Marie Aimée Félicie Bathilde Guillouard. Il décède après 1897.
Pauline Hippolyte, née le 13 octobre 1831 au Mans.

De l’union de Paul Casimir et Marie Aimée Félicie Bathilde, naissent trois enfants :
Marie Joséphine Pauline Marthe, née le 15 juin 1863 au Mans, décédée à Versailles le 20 avril 1914, mariée à Jules Osmin Etienne Vergé le 17 avril 1884. De cette union deux enfants : Marthe et Lucie Paule Alida, Marie.
Paul Marie, né le 4 mai 1865 à St Denis d’Orques, docteur en médecine, décédé à St Denis d’Orques le 3 août 1931, sans alliance,
Marie Félicie née le 15 décembre 1866 au Mans, décédée le 19 octobre 1945 à Paris XVIe, épouse de Henri Théophile Marcigney le 23 janvier 1888. De cette union deux enfants : Jeanne Pauline Félicie et Jean Paul Henri.

Jeanne Pauline Félicie, décédée le 22 novembre 1978 à Créteil a épousé Charles Achille Michel Canlorbe. De cette union naissent deux enfants :
Jacques Aristide Charles né le 22 mars 1912 à Paris VIIIe, chevalier de la Légion d’Honneur, décédé à Paris le 22 novembre 1994, marié à Claude Languereau le 26 janvier 1921. De cette union naissent quatre enfants : Evelyne, Thierry, Hervé, Jérôme (né à Neuilly le 20 juillet 1953).
Pierre Charles Henri.

Histoire des propriétaires des Chartreux

Portrait d’Hippolyte Auguy vers 1850
Portrait d’Hippolyte Auguy vers 1850

Hippolyte Auguy, le dernier des enfants de François Augustin et de va devenir un rassembleur de terres, créateur de domaine foncier ou constructeur de château.
Une telle trajectoire s’explique par ses activités professionnelles dynamiques.

La jeunesse d’Hippolyte se déroule entre la Cité mancelle et la campagne qui environne la rivière de Parence. Il montre de bonnes dispositions pour le travail intellectuel et, à 22 ans, il intègre l’administration de la Conservation des Hypothèques du Mans, nouvellement créée.
Par cet emploi, il apprend les détails de l’activité immobilière, secteur d’activité qui l’intéresse.

Le 13 juillet 1797 par acte sous seing privé, il achète au juge Bordier, par acte du 21 mars 1801, la nue-propriété d’un bien national, une maison cantonniale située place du château,.
Le partage de la succession des ses aïeuls paternels, en 1803, lui permet de racheter les parts de ses co-héritiers de la maison de la rue des Trois Sonnettes, en indivision avec son beau-frère Pinguet.
C’est avec lui qu’il mène ses premières affaires.

Le 9 novembre 1802, Hippolyte revend à son beau-frère la grande maison du château.
Entre 1821 et 1831, Pinguet fait vendre deux maisons situées au Mans par le ministère de son beau-frère, devenu notaire.

La famille Fosset laisse quelques biens à Hippolyte. Dans le partage du 27 juin 1883, le lot qui lui revient se compose du bordage du Pressoir à Sillé-le-Philippe, de trois maisons au bourg de Savigné-l’Evêque et de plusieurs pièces de terres.
De tous ces biens, Hippolyte tire partie, par une vente au détail de chacune des parcelles, d’une somme de 18 000 Francs.

En 1821, après 20 ans d’expérience au Bureau des Hypothèques du Mans, Hippolyte commence une seconde carrière en achetant l’étude de notaire de Me André Rimbault, Grande Rue au Mans. Pour exercer son métier, une caution de 8 000 Francs est consignée à l’administration fiscale.

Les minutes du notaire Auguy sont conservées aux Archives Départementales de la Sarthe sous les numéros d’étude 47 et 88.

C’est en 1825, qu’à partir des restes de l’ancienne abbaye de la Chartreuse du Parc, et notamment des fermes achetées en 1791 comme biens nationaux, par le duc de Choiseul-Praslin, qu’Hippolyte Auguy, notaire et marchand de biens au Mans, crée un vaste domaine de plus de 500 hectares.

Il ne reste après la Révolution que les bâtiments de Malgouverne et les maisons basses qui entourent la grille d’entrée.

En 1828, Hippolyte Auguy demande à l’architecte Pierre Félix Delarue de bâtir, au centre de l’enclos, une villa néo-classique, de style palladen, caractérisé par un volume unique isolé dans un parc à l’anglaise, parc planté entre 1835 et 1842 par le jardinier manceau Poilpré, qui y dessine une rivière anglaise serpentant et passant sur des rochers.
Les travaux de cette demeure s’achève dans l’année 1830.

Le bâtiment des Chartreux présente encore presque tous les caractères remontant aux origines de sa construction, malgré de permanentes transformations intérieures dues à l’évolution du confort avec le temps. (sources : Cabinet de Fromentières – Le Mans)

Le château des Chartreux vers 1960
Le château des Chartreux

Entreprenant, Hippolyte, dès 1826, pendant ses années de notariat, fait commerce en gros de noir animal. En 1832, il possède le seul entrepôt de diffusion de noir animal dans la Sarthe. Cette substance composée d’os brûlé, de sang de bœuf et de résides de sucre, sert à raffiner le sucre et sert aussi d’engrais agricole. En 1848, une pièce des archives de Chartreux montre qu’Hippolyte décide de vendre au détail, le vin qu’il a fait livrer aux Chartreux, avec licence de marchand en gros. Mais tous ces commerces restent anecdotiques…

L’activité principale d’Hippolyte Auguy est la spéculation immobilière. Commencée avec son beau-frère Pinguet et avec le soutien du négociant manceau Gervais François Aimé Mauger, celle-ci prend une toute autre envergure et dépasse les limites de la Sarthe pour s’étendre dans le département de la Mayenne ainsi qu’en Ille et Vilaine. (Histoire des Demeures – Cabinet de Fromentières – Le Mans).

A la quarantaine, célibataire, Hippolyte se forge à l’idée qu’il doit trouver un parti. Son ami René Simier, tente de l’aider dans ce sens, sans succès. Comment la rencontre avec Marie Pauline Lemore a-t-elle eu lieu ? Peut-être grâce à une relation d’affaires avec l’avoué Lecouteux, cousin germain de Marie Pauline. Celle-ci, de son côté, songe à se marier dès août 1827 puisqu’elle rédige la composition de son trousseau à cette date.
En décembre 1827, tout est arrangé. Le notaire de Parcé, Me Joseph Cosnard rédige le contrat de mariage et se déplace au domicile de Marie-Pauline le 27 décembre 1827 pour recueillir les signatures. Les bans sont publiés le 30 décembre au Mans. Le 9 janvier 1828, le mariage est célébré par le Maire de Parcé. De cette union, naissent six enfants.

A partir de 1857, Hippolyte Auguy signe comme un vieillard, conséquence d’une maladie grave. Son fils Paul le remplace dans les actes du 12 juillet 1859, 28 novembre 1859, 20 décembre 1859 et 27 février 1860. Le bail de l’auberge des Chartreux est le dernier acte signé par Hippolyte Auguy, qui décède au Mans, rue St Julien le Pauvre, le 22 novembre 1860 à l’âge de 79 ans.

Veuve à 59 ans, Marie Pauline Auguy, née Lemore, continue à partager son existence entre Le Mans, les Chartreux et Paris. Elle ajoute aux biens une très grande maison de campagne, le château de l’Epine, près du Mans. Elle décède, âgée de 72 ans, le 9 avril 1876 au Mans.

Après la mort de leur mère, Paul et Pauline partagent les biens de celle-ci les 14 et 15 septembre 1876 dont la valeur atteint 811 000 Francs.

Paul prend dans son lot la ferme de l’Eglinière à St-Denis d’Orques, le château de l’Epine et ses fermes, la maison du Mans et plusieurs créances. Pauline hérite des deux fermes de St-Denis : le Châtelier et Beau-Soleil, ainsi que du domaine des Ruellonnières et plusieurs créances.

Pauline naît au Mans le 13 octobre 1831 à l’hôtel Juteau. Sa mère a trente ans, son père cinquante. On ignore tout de sa scolarité et de sa formation. A 25 ans, elle continue de résider chez ses parents, tant à Paris qu’aux Chartreux et au Mans.

En 1865, un prétendant, Alcide Foussier, né le 26 janvier 1826 à Chabanais (Charente) écrit à Paul Auguy pour lui demander son consentement. Il exerce la profession d’a voué au Tribunal de première instance à Paris. Le mariage est célébré le 25 septembre 1865 au Mans.

Elle vécut à Paris. Mais en 1870 Alcide Foussier fait faire quelques travaux aux Chartreux : plantation de platanes, construction d’une nouvelle chaussée pour l’étang de devant, réalisation d’une volière. Avec son mari, Pauline a dû séjourner aux Chartreux à St-Denis d’Orques.

Alcide Foussier décède, semble-t-il à la fin de l’année 1876.

Pauline Auguy continue à résider temporairement aux Chartreux, et effectue des travaux à Tournebride. Elle survit 27 ans à son mari et meurt à Paris le 24 mars 1904 léguant les Chartreux à son neveu, le docteur Paul Auguy.

Paul Casimir Auguy est né au Mans le 29 août 1829. Il effectue ses études à Paris et suit les cours de droit de l’Université de Paris et obtient sa licence en octobre 1854. Il est reçu au Barreau, mais semble avoir peu exercé cette profession.

Les circonstances de la rencontre des familles Auguy et Guillouard ne sont pas connues.

Le 18 juin 1860, le mariage de Paul Casimir, 30 ans, avec Marie Aimée Félicie Bathilde Guillouard, âgée de 18 ans, est célébré à Château du Loir.
Le couple s’installe au moulin à St Denis d’Orques, maison à trois étages, que le père de Paul a fait édifier en 1844 par l’architecte Boitard du Mans. Le 5 mai 1865 naissance d’un fils au Moulin de la Chaussée.

L’intérêt de Paul Auguy pour les Sciences se révèle à travers un échange de courrier avec le savant manceau Anjubault. En 1864, Anjubault répond à Paul Auguy sur la qualité de sers minerais de fer des Perrières. Au cours des années, divers sujets sont abordés comme la botanique, la paléontologie, la minéralogie, à partir des trouvailles faites à St-Denis d’Orques. D’ailleurs, le 6 juillet 1882, Paul Auguy entre à la Société d’Agriculture de Sciences et Arts de la Sarthe.

Elu Maire à St-Denis, Paul Auguy se présente aux élections cantonales de 1883 et est élu Conseiller Général. Il siège à l’Assemblée départementale de juillet 1883 à juillet 1889. Ces fonctions lui donnent une grande notoriété et lui ouvre la porte aux honneurs.
Ses relations lui permettent de trouver de bons partis pour ses filles. Marie Joséphine Pauline Marthe, âgée de 20 ans, épouse le 17 avril 1884 le conseiller à la Préfecture du Mans, Jules Osmin Etienne Vergé, âgé de 29 ans.
Au décès de sa femme le 26 décembre 1903, âgé de 61 ans, Paul Auguy abandonne ses biens ainsi que ceux de leur mère à ses enfants. Le 26 juin 1905, Paul Casimir Auguy décède au Mans.

Paul Marie Auguy, né au Moulin de la Chaussée le 5 mai 1865 reçoit une éducation par l’abbé Jardin, vicaire à St-Denis d’Orques. Il entre ensuite au Lycée du Mans et reçoit son diplôme de bachelier es lettres en 1885.

Après ses obligations militaires, il passe le diplôme de bachelier es-sciences restreint le 5 novembre 1887. Il réussit ses deux premières années de médecine à Caen puis vient à Paris. Reçu docteur en médecine le 5 décembre 1895, il s’établit à Paris rue de Belleville.

En 1904, il vend son cabinet parisien pour venir se fixer aux Chartreux.

Légataire de sa tante Pauline Auguy, veuve d’Alcide Foussier, pour le château des Chartreux et des fermes alentour, héritier de sa mère pour des biens à Château-du-Loir et donataire de son père pour l’autre partie du domaine des Chartreux. Il s’installe à St-Denis en 1904 pour y jouir de ses revenus et s’intéresser à l’économie rurale.

Il s’investit dans la vie locale et se fait élire au Conseil Municipal de St-Denis en 1905, devient adjoint au Maire et Maire en 1908. Il fonde en 1925 l’Association des Maires du Canton de Loué. En 1912, il reçoit la médaille du mérite agricole.

Durant la guerre de 1914, il adresse au Ministère des Inventions deux notes :
• sur l’emploi des sulfures de carbone comme explosif et gaz asphyxiant,
• l’emploi de parachute ou objets semblables pour arrêter les avions.

A l’issue de la guerre, il accueille à St Denis les troupes américaines du Capitaine Scheidemantel, captain C° of E., USA , 544 Engineers.

Le 8 juillet 1929, très malade, il dicte son testament exprimant son souci de diviser le moins possible la propriété des Charteux.
Il institue légataire universelle sa sœur Félicie Auguy, épouse du docteur Marcigney, à charge pour elle d’exécuter des legs à Madame Canlorbe et Madame Sauvage, ses nièces.
Aux enfants Coste, nés du mariage de M. Coste et Mlle Lucie Vergé, sa nièce décédée, 80.000 francs.
À Mme Launay, sa filleule, une commode.
Et à ses petits-neveux Canlorbe ses appareils de sciences, armes, lunette, téléphone…

En cas de décès de Mme Marcigney, avant lui, il institue, en ses lieux et place, légataire universelle Mme Canlorbe.

Le docteur Paul Auguy décède aux Chartreux le 3 août 1931, il repose au cimetière de St Denis d’Orques.

Pour terminer l’histoire des propriétaires des Chartreux, quelques indication sur les générations du XXe siècle.

La famille Marcigney qui demeure à Paris, reste très attachée à la campagne de St-Denis d’Orques et pour se rapprocher de son frère, elle lui loue l’ancienne auberge de Tournebride. Ce lieu sera longtemps la résidence secondaire de la famille Marcigney.

Au décès de son frère, le docteur Paul Auguy, Félicie Auguy s’installe au château des Chartreux.
Mme Marcigney est la dernière du nom Auguy. De son union avec le docteur Marcigney, elle a eu deux enfants :

Jean Paul Henri, né le 2 juin 1893 à Paris et décédé le 23 septembre 1928, sans descendance.
Jeanne Pauline Félicie, née le 31 août 1889 à Paris, décédée le 22 novembre 1978 à Créteil. Elle était mariée à Charles Achille Michel Canlorbe, né le 4 juin 1883 à St Etienne et décédé le 7 octobre 1958 à Paris.

La « Terre des Chartreux » s’est transmise par elle à la famille Canlorbe.
Le propriétaire actuel est M. Jérôme Canlorbe, descendant direct d’Hippolyte Auguy.

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